LE RIEN. MECANIC / ESPACIO 88, BARCELONA, SPAIN. 06/2019

FR. “Au cours de la dernière décennie, Jean Letellier a travaillé sur LE RIEN, un journal photographique consacré à une exploration des traces les plus intimes du «néant». Letellier suit dans ses images les traces d’un quotidien insignifiant et anodin abandonné à notre portée, tel un vestige silencieux de souvenirs colorés qui perdurent au fil du temps. Selon Blaise Pascal, l’homme est «un milieu entre le tout et le rien». Les scènes muettes et vides de Jean Letellier, bien que profondément humaines, témoignent de notre passage  sur la Terre. Elles reflètent nos illusions, nos déceptions et nos difformités. Elles forment la clôture d’un territoire où la nature prend la forme d’une création anti-naturelle et où l’artificiel imite le monde physique. Alors que les cinq éléments de la nature – terre, eau, feu, vent et espace – sont forgés à notre guise, nos constructions sont involontairement imprégnées de leurs formes et de leurs rythmes pérennes. Jean Letellier ne souligne pas seulement les réalités banales qui passent inaperçues, il leur renvoie également toute l’attention qu’elles méritent. Sur chaque objet abandonné, il apprécie une certaine beauté. Les débris acquièrent l’Aura d’une relique – ils émergent de la poussière comme un jouet précieux fixé aux bras d’un enfant. Les scènes montrent l’Humain qui n’est plus là. Ses photographies, empêtrées entre la nostalgie de l’enfance et le déclin annoncé d’un avenir qui semble proche,  nous donnent une lecture douce-amère et mais non sans espoir. Peut-être que LE RIEN n’est rien d’autre que les rêves éveillés d’un amoureux de la lumière. Les photographies présentées ici sont des capsules temporelles figées, développées de manière abrupte sous l’aperçu d’une source lumineuse qui les rend tangibles, réelles et percutantes. Au moment où la scène atteint le spectateur et qu’il déniche quelque chose de profondément enfoui en lui, le photographe a atteint son objectif.” –Natasha Christia (REVELA-T 2019 festival/ Barcelona)

EN. «Over the last decade, Jean Letellier has been working on LE RIEN, a photographic diary dedicated to a persistent exploration of the most intimate traces of «nothingness». In his pictures, Letellier follows the tracks of an insignificant and anodyne everydayness which lies abandoned within our reach like a silent vestige of colourful memories that endure with the passage of time. His mute and discouraging albeit deeply human scenes provide a testimony of our passage through the Earth. They mirror our illusions, disappointments and deformities. They form the fence of a territory where nature takes on the form of an anti-natural creation, and where the artificial mimics the physical world. Whereas the five elements of nature —earth, water, fire, wind, and space—are forged according to our liking, our constructions are involuntarily impregnated by their perennial forms and rhythms. Letellier does not only point out mundane realities that go unnoticed, but also returns to them all the attention they deserve. On every abandoned object he appreciates a certain beauty, a sufficient reason to save the planet, in the eyes of many. Encountering beauty beyond conventions awakens within us the awareness of the precious gift called “Earth” that we hold in our hands. However, from another point of view, contemplating all this material waste reveals the extent up to which the human being abuses its own habitat in a voluntary or involuntary way. Under Letellier’s spell, the debris acquires the aura of a relic —it emerges out of dust like a precious toy attached to the arms of a child. But, at the same time, it turns it into a premonitory sign of a prolonged and exhausting death that could be both ours and the planet’s. Entangled between childhood nostalgia and the announced decline of a future that right now does not seem to be too remote, such a reading prompts a bittersweet and hopeless response. Perhaps LE RIEN is nothing but the latent daydreams of a lover of light. The photographs featured here are frozen time capsules, abruptly developed by the glimpses of an illuminating source that makes them tangible, real, impactful. The moment in which the scene reaches to unearth something deeply buried in the viewer’s gaze, the photographer will have reached his goal.” –Natasha Christia (part of REVELA-T 2019 festival/ Barcelona)

TERRE INTIME. CAMBREMER, FRANCE. 07/2022

FR. «Terre Intime. C’est cette terre natale qu’on veut quitter mais qui nous manque plus tard dans la vie. C’est cette terre qu’on adopte après bien des souffrances. Ce petit bout de terre qu’on appelle jardin où nos enfants marchent à quatre pattes. Cette terre qu’on cultive et qui nourrit nos familles. Cette terre qui colle à nos bottes et qui salit la moquette.» Jean Letellier 

«L’exposition Terre Intime ouvre la deuxième édition du centre d’art La Ferme Saint-Michel, inauguré en juillet 2021. Elle réunit une sélection de céramiques récentes de l’artiste plasticien Philippe Parrot La Garenne et une série inédite de l’auteur photographe Jean Letellier. La scénographie de l’exposition invite à cheminer dans le jardin et les anciens bâtiments agricoles de la Ferme Saint-Michel (pressoir, charretterie, écurie, bouillerie), reconvertis en espaces d’exposition. Les sculptures en faïence émaillée et les photographies argentiques en moyen format dialoguent entre elles et avec le visiteur. Elles appellent son oeil, ses mains, ses sens ; convoquent son intimité, son histoire consciente et inconsciente. Quel lien nous unit à la Terre? A l’origine de toute chose, elle conditionne la vie et la survie humaines. Elle est asile, elle est refuge. Terre Intime, c’est aussi la quête de l’existence, le besoin qu’éprouve chacun de retrouver sa terre et de se trouver lui-même.» Louise Lance

EN. «Intimate Land. It is this native land that we want to leave but that we miss later in life. It is this land that one adopts after much suffering. This little piece of land we call garden, where our children learn to walk. This land that we cultivate and that feeds our families. This dirt that sticks to our boots and dirties the carpet.» Jean Letellier

“The Terre Intime exhibition opens the second edition of the La Ferme Saint-Michel art center, inaugurated in July 2021. It brings together a selection of recent ceramics by the visual artist Philippe Parrot La Garenne and an unpublished series by the author photographer Jean Letellier. The scenography of the exhibition invites you to walk through the garden and the old agricultural buildings of the Ferme Saint-Michel (press, cart, stable, boiler room), converted into exhibition spaces. The enamelled earthenware sculptures and medium-format silver photographs dialogue with each other and with the visitor. They appeal to his eye, his hands, his senses; summon his intimacy, his conscious and unconscious history. What bond unites us to the Earth? At the origin of everything, it conditions human life and survival. She is an asylum, she is a refuge. Terre Intime is also the quest for existence, the need that everyone feels to find their land and find themselves. Louise Lance

DIALOGUE DE LA PEINTURE ET DE LA PHOTOGRAPHIE. CAMBREMER, FRANCE. 07/2021

FR. «La peinture et la photographie aiment à se côtoyer, se nourrir l’une de l’autre. Comme je le fais dans l’accrochage de ma propre collection, je suis heureuse de montrer dans cette exposition combien ces deux arts visuels peuvent exercer un pouvoir réciproque de mise en lumière. Je vous propose un parcours qui associe les peintures de Nathalie Grenier et les photographies de Jean Letellier. Les deux artistes partagent une même quête exigeante et absolue : la recherche obstinée de la lumière et de la couleur. Par son travail nerveux de la matière, l’apposition successive de couches et de tâches de peinture, Nathalie Grenier crée la couleur et la lumière. Jean Letellier saisit celles-ci avec la sensibilité particulière de son œil posé sur une chose, dans un bref instant d’éclairage devenant ainsi intemporel. Choisir la Ferme Saint-Michel pour exposer les œuvres de Nathalie Grenier et de Jean Letellier m’est apparu comme l’évidence. Là règnent la lumière et la couleur, thèmes de l’exposition. Là s’imposent la nature et le silence, propices à une réflexion sur le travail de Nathalie Grenier et de Jean Letellier.»   -Louise Lance

EN. “Painting and photography like to rub shoulders, to feed on each other. As I do in the hanging of my own collection, I am happy to show in this exhibition how these two visual arts can exert a reciprocal power of highlighting. I suggest a route that combines the paintings of Nathalie Grenier and the photographs of Jean Letellier. The two artists share the same exacting and absolute quest: the obstinate search for light and color. Through her nervous work with the material, the successive application of layers and paint stains, Nathalie Grenier creates color and light. Jean Letellier grasps these with the particular sensitivity of his eye fixed on a thing, in a brief moment of illumination thus becoming timeless. Choosing the Ferme Saint-Michel to exhibit the works of Nathalie Grenier and Jean Letellier seemed obvious to me. There reign light and color, themes of the exhibition. Here nature and silence prevail, conducive to reflection on the work of Nathalie Grenier and Jean Letellier. ” -Louise Lance

LARGAS SOMBRAS. GALERIA H2O, BARCELONA. 10/2021

ES. “La exposición «Largas sombras» reúne una serie de fotografías de Jean Letellier, realizadas en el Empordà. «En fotografía analógica, la luz atraviesa el objetivo para impregnar la película. A veces, ese proceso es el mismo para el ojo humano: la luz de la escena impregna la retina del fotógrafo, y en ocasiones de por vida. El Empordà es un souvenir vivo para mí. Ahí dejo recuerdos, veranos y una parte de la familia de mi hijo, pero mi ojo no olvidará nunca esa luz. Esta serie se compone de lugares y objetos que me he cruzado, bañados por esa luz y esa atmósfera particular», explica Jean Letellier. «El artista francés, que vive y trabaja en Barcelona, nos invita a un viaje a esta región de Cataluña, donde ha amado, vivido y fundado un hogar. La atmósfera de nostalgia y el lugar de un pasado todavía vibrante son palpables desde un primer momento: la memoria se encarna en la luz y en una presencia, visible o invisible. Como una alegoría del paso del tiempo, las composiciones del fotógrafo invitan a pensar en el tiempo perdido que, a través del arte, él aspira a redescubrir. El artista nos revela este territorio, a la vez salvaje y atrayente de una mirada particular, a contracorriente: simple, dulce e íntima. El Empordà atrae e irradia; pero ¿su alma no pertenece solo a aquellos que cultivan su tierra?»  Louise Lance

EN The exhibition “Long Shadows” brings together a series of photographs by Jean Letellier, taken in the Empordà. “In analog photography, light goes through the lens to permeate the film. Sometimes this process is the same for the human eye: the light of the scene permeates the retina of the photographer, sometimes for life. The Empordà is a living souvenirfor me. I leave memories, summers and a part of my son’s family there, but my eye will never forget that light. This series is made up of places and objects that I have come across, bathed in that light and that particular atmosphere”, explains Jean Letellier. “The French artist, who lives and works in Barcelona, invites us on a journey to this region of Catalonia, where he has loved, lived and founded a home. The atmosphere of nostalgia and the place of a still vibrant past are palpable from the very first moment: memory is embodied in light and in a presence, visible or invisible. Like an allegory of the passage of time, the photographer’s compositions invite us to think about the lost time that, through art,he aspires to rediscover. The artist reveals this territory to us, at once wild and attractive with a particular gaze, against the current: simple, sweet and intimate. The Empordà attracts and radiates; but doesn’t its soul belong only to those who cultivate its land?”  Louise Lance

LLARGUES OMBRES. MUSEU DE LA MEDITERANIA, TORROELLA, SPAIN, 02/2022

NUAGES. COLLECTION STEPHANIE PEYRISSAC. 11/2021

Ces 4 photographies font partie d’une grande exposition collective organisée par Stéphanie Peyrissac. Une exposition sur le thème du nuages du XIXè au XXIè siècle, rassemblant des peintures, des dessins, des monotypes et des photographies. “J’ai beaucoup aimé réfléchir sur ce thème vaste et poétique, mélangeant de vrais nuages avec des masses nuageuses involontairement crées par l’homme, comme cette photo de crémation à Katmandou, Népal.” Jean Letellier


Et Collection Stéphanie Peyrissac.
Paris, France. 09/2015
Galerie Marie Robin. Paris, France. 03/2014. Fotofever. Paris, France. 10/2013 Collection Stéphanie Peyrissac. Paris, France. 09/2013